18.5.15

{ timeless }

















comme une urgence de vivre
le calme d'un village au milieu de nulle part, comme en dehors du monde
eux, le sang, la filiation, mes tantes qui me chouchoutent, ma cousine serrée fort,
les petits qui se découvrent, s'apprennent, se prennent par la main,
les balades à vélos, celles ou tu cries dans les descentes, cheveux au vent,
sur les chemins caillouteux qui font trembler le guidon, au milieu des champs
à perte de vue, à perdre haleine
celles ou t'as 15 ans.
les retrouvailles d'une année passée, les ripailles, le vin,
le pain et les fromages délicieux, les tartes à la rhubarbe, les soirées qui s'allongent,
le temps qui s'arrête.
Et ne plus avoir envie de revenir, rester là pour toujours,
à faire des parties de ping-pong approximatives, à écouter les rires éclater contre les murs,
à traîner en pyjamas, ou en bottes de caoutchouc à pois
à danser sur des musiques d'un autre temps, à chanter tous d'une même voix.

2 commentaires:

Cécile a dit…

C'est beau la vie au vert! Merci pour le partage et pour la musique !

Emilie a dit…

comme elles sont jolies tes photos :)