6.10.14

o c t o b e r



revenir ici ou pas, la question se pose très souvent ces derniers temps
ça sert à quoi tout ça finalement?
les mots ne viennent plus
pourtant j'aimerai écrire encore, en flots continus, sur ma nouvelle vie
sur tout ce que j'ingurgite, déglutis, chaque jour dans les sièges rouges et moelleux de l'amphi
je suis à ma place, enfin
cette petite place que j'ai cherché si longtemps
sur les bancs publics des parcs en toutes saisons
sur des chaises austères de bureaux devant des ordinateurs à taper des choses si ennuyeuses
sur l'estrade en bois, devant eux, à scruter leurs visages pleins de promesse
dans les salles obscures ou je cherche constamment des réponses, à ma vie, à la vie.
" quand tu auras trouvé ta place, tout coulera de source "*oui, mais c'est là, la difficulté
je crois que ça y est, j'y suis.
je suis là, je note à m'en faire mal au poignet, je ne veux rien rater,
un mot pourrait bien tout changer
je suis là, j'écoute, et une nouvelle vision du monde, de l'être, s'offre à moi
je comprends enfin les rouages, les noeuds dans ma tête,
je comprends que l'idée que je me fais de certaines choses n'est pas si extravagantes,
non, non, elle est partagée.
J'apprends J. Piaget, C. Freynet, les didactiques et les représentations sociales,
et un nouvelle page blanche à remplir de riches expériences.
 j'ignore la fatigue , je lis sans relâche, je pense sans cesse,
et c'est bon de se sentir la petite pièce d'un immense puzzle à mettre en place
la petite pièce, mais sans qui le puzzle est inachevé.

octobre 2014, je suis épuisée par ce rythme affolant que la vie m'impose,
mais je veux tout,
les rires et les petites jambes qui courent le soir à ma rencontre, après une journée
harassante, pour eux comme pour moi,
les repas mijotés, après les longues heures intenses dans des salles borgnes
je veux mes amies, leurs sourires, leurs mots et leurs regards intenses
je veux les heures volées sur skype, dans la nuit noire avec elle,
et nos fous-rires, et nos secrets, et sa beauté sidérante dans l'écran,
je veux les soirées au coin du feux, même pour m'endormir sur le canapé,
je veux ma main dans la sienne, serrées, et nos nuits retrouvées,
je veux le vernis beige sur les ongles, les piles de bouquins avalés, le café et les clopes,
et mes pieds glitter dans les feuilles dorées.

9 commentaires:

Cécile a dit…

Chouette de savoir que tu as trouvé une piste (à entendre comme "la piste" dans la savane africaine...)!
Et puis reviens juste au rythme que tu veux (c'est vrai que parfois la vie va trop vite...) mais moi je suis toujours contente d'avoir de vos nouvelles !
Prends soin de toi!

the blue school a dit…

Heureuse de lire ces mots plein d'espoir, et de voir au milieu des difficultés et de la fatigue ton bonheur !

Virginie a dit…

Vous serez une excellente étudiante sensible et sérieuse , heureuse d'etre à cette place ....

Et-fée-mère a dit…

C'est vrai que ça doit être excitant!

Poupou Pidou a dit…

Quel joli billet ma LiTTle Blue'
Les mots sont la pourtant, et coulent, s'écoulent avec fluidité..
Trouver sa place, enfin... Mon tour arrivera aussi, ds ce grand puzzle, être juste la ou ns devons être, être bien enfin...
Alors oui ce n'est pas facile, la vie file... Ms le bonheur est là, ds chaque interligne...
Quant à moi, je suis la, ne l'oublie pas même de loin je suis la, tOi &. mOi, c'est comme ça!
LoVe*

sweetmillie a dit…

c'est très beau ce texte. Reviens par épisodes. Tes photos sont si jolies! ;) Bises

Sofia a dit…

Ce post est superbe. Reste sur la blogosphère Peggy, tes mots sont des petits cadeaux.

Anonyme a dit…

tES écrits m'ont manqués
Je suis contente que tu aies trouvé ta voie .
maud

Marie a dit…

oh oui continue d'écrire un peu...ça réconforte de voir que l'on peut trouver "sa voie", moi je la cherche...je me sens mal dans un boulot qui ne me correspond pas vraiment, des chefs qui te méprisent...bref tout ça se répercute sur ma vie, mes enfants, mon mari...
quelle est la voie que tu as trouvé ?? Marie